Présentation du projet 2013

Le projet qui sera réalisé à l’automne 2013 par l’équipe du GCIUS consiste en la construction de silos pour la conservation d’oignons dans le périmètre maraîcher d’Ouonon, situé dans la province du Passoré dans le nord du Burkina Faso. Ces silos à oignons seront construits selon la technique de la voûte nubienne. Cette technique utilise des briques de terre faites localement comme matériau principal de construction, évitant ainsi la coupe d’arbres. Ces silos seront au nombre de cinq, ce qui permettra la conservation de 100 tonnes d’oignon au total. Le tout se fera en partenariat avec l’association Solidarité et Entraide Mutuelle au Sahel (SEMUS) .

La culture maraîchère est l’une des principales activités économiques pour les femmes et les hommes d’Ouonon. La culture d’oignon y est abondamment pratiquée, puisque ce légume pousse bien dans la région et qu’il est utilisé dans la majorité des plats traditionnels ainsi que pour la confection de médicaments. Toutefois, la conservation de ce légume demeure un défi important pour les agriculteurs de la région. En effet, en raison des infrastructures inexistantes et de la grande chaleur, les oignons ne peuvent être conservés plus longtemps que deux mois, sans quoi des pertes de 30 à 40% sont enregistrées.1 Ainsi, malgré la production abondante d’oignons, environ 2500 tonnes d’oignon sont importées chaque année, puisque ces derniers ne peuvent être conservés pendant toute l’année. 2

L’aménagement de silos pour oignons permettra donc aux 87 agriculteurs du périmètre maraîcher de conserver leurs récoltes sur une plus grande période tout en diminuant les pertes. Ceci favorisera donc une meilleure alimentation des ménages ainsi qu’une hausse de leurs revenus. En effets, en diminuant les pertes et en permettant les ventes des récoltes plus tard dans la saison, les producteurs pourront vendre une plus grande quantité de leur produit, obtenir un meilleur prix et consommer les oignons pendant une plus grande partie de l’année.

De plus, dans la région du Sahel, les arbres sont rares et la tôle, importée, très dispendieuse. De nombreuses familles doivent consacrer une large part de leurs minces revenus à la construction de leur demeure. La technique de la voûte nubienne permet de construire des bâtiments solides en utilisant les matériaux locaux, soient les briques en terre et les pierres, à un prix plus raisonnable. Au sein de notre chantier, nous voulons favoriser le transfert de connaissances et ainsi permettre la vulgarisation et la popularisation de cette technique de construction. Ceci devrait permettre de ralentir la déforestation de la région ainsi que de contrer la désertification.