Cotonou

C’est le début de la grande aventure pour l’édition 2019! Après plus d’un an de préparatifs et 17 heures de voyagement, le groupe arrive enfin  à Cotonou au Bénin le 5 septembre.  Cotonou est la capitale économique du Bénin, ville côtière, elle possède un port important et l’un des  plus grands marchés de l’Afrique de l’Ouest.

L’arrivée se fait en douceur à l’aéroport, comme nous arrivons tard le soir, la température est clémente et la ville plutôt calme. L’équipe est accueillie par l’organisme Syto-Bénin spécialisé en intégration de coopérants au Bénin. C’est avec eux que le GCIUS a fait affaire pour trouver l’hébergement en familles d’accueil. L’équipe s’étant préparée avant le départ, nous savons qu’il faut éviter les fruits et les légumes dans les premières semaines, qu’il ne faut pas manger de nourriture de rue et que nous devons boire de l’eau embouteillée dans le but d’habituer notre organisme et de ne pas tomber malade. Premier soir, nous mangeons du Schawarma apporté par Syto-Bénin. Pour être plus spécifique, le Schawarma venait de la rue, comprenait de la laitue (le pire légume de tous!) et nous avions des bananes et oranges pour dessert. L’équipe n’était pas prête à ça. Heureusement, on survit les premières 24 heures bien que nous ayons déjà un membre avec quelques maux de cœur, pour ne pas nommer Maxime.

Ancienne colonie française, indépendante depuis 1960, le Bénin est un mélange d’une culture autochtone et française. On voit à Cotonou beaucoup de carrefours giratoires similaires aux infrastructures françaises. Toutefois, la priorité n’est pas aux véhicules déjà dans le carrefour mais on y accède lorsque les véhicules s’arrêtent pour laisser entrer les autres par vagues. Un autre bon exemple est la religion. On peut trouver comme statistique que les religions pratiquées sont principalement le christianisme, l’Islam et les religions autochtones (vaudouisme).  On comprend rapidement que bien que les gens se déclarent chrétiens ou musulmans, le vaudou n’est jamais bien loin dans les pratiques culturelles. On consulte les oracles pour choisir les rois des différents royaumes du Bénin, il y a un temple célèbre qui vénère les pythons et on retrouve différents marchés de fétiches pour ne nommer que quelques exemples. L’équipe ne voit encore que la surface de l’iceberg et nous ne pouvons qu’avoir hâte de découvrir davantage cette culture dans nos familles d’accueil.

Les premières journées sont dédiées à des formations par Syto-Bénin sur le Bénin et la vie en famille, à visiter les lieux importants de Cotonou et à préparer notre arrivée au chantier. L’équipe a pu rencontrer un groupe d’Allemandes qui font un programme de coopération internationale de 6 ou 9 mois dans différentes villes au Bénin.  Ce fut une belle opportunité de partage et pour garder contact. Nous avons visité le Grand marché de Dantokpa, la plage Obama et le marché artisanal.

Visite du centre de Tokan

L’équipe a aussi eu l’opportunité de visiter le centre de Tokan, le plus gros centre d’hébergement de la Saint-Camille au Bénin, tout près de Cotonou. La visite nous a permis de rencontrer les patients du centre, de voir une bâtisse similaire à celle que nous allons construire. Le centre hébergeait autour de 290 patients, certains qui viennent seulement pour quelques jours alors que d’autres resteront plusieurs mois avant de recouvrer la santé. De plus, le directeur du centre est un ancien patient qui a recouvré sa santé, une autre belle façon de procéder à la Saint-Camille qui embauche plusieurs anciens patients dans ces centres. Le lendemain, nous avons pu dîner avec Monsieur Grégoire, le fondateur de l’association. Passionné par son organisme et les enjeux de santé mentale, nous avons été très touchés par ses histoires si difficiles à entendre, mais qui donne tout le sens au travail que nous venons faire.

C’est donc en chantant «Quelqu’un laisse, quelqu’un prend» de Benediction que nous prenons la route de Cotonou vers Dassa afin de rencontrer nos futures familles d’accueil et d’entamer notre projet.

Jeanne Bergeron-Lavoie