Sur la route vers Dassa

Une Université, deux facultés, 7 étudiants.es, une destination, et surtout, une mission. Le Groupe de collaboration internationale de l’Université de Sherbrooke (GCIUS) envoie, pour sa 18e édition, un groupe étudiant à l’étranger pour réaliser un stage de coopération. L’écrivain Marcel Proust, écrivit un jour : « le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux ». Par l’entremise de ce blogue, nous avons ici l’opportunité de vous partager, chers lecteurs, notre découverte du Bénin, afin de renouveler le regard que l’on porte sur ce pays riche en histoire.

Mission du groupe

Initiative étudiante présente dans la faculté de génie depuis 2002, le GCIUS a comme objectif de permettre aux étudiants.es de l’Université de Sherbrooke de partir réaliser un stage de coopération internationale. Ayant ouvert ses portes depuis maintenant 3 ans aux étudiants.es de toutes les facultés, notre organisation s’inscrit dans une ferme volonté de promouvoir des projets multidisciplinaires et inclusifs. Cette année, le groupe est composé d’étudiants.es en ingénierie, ainsi qu’en études politiques appliquées, afin de réaliser un stage coopératif à Dassa, au centre du Bénin. En partenariat avec l’Association de la Saint-Camille-de-Lellis, le groupe travaille à la construction d’un bâtiment d’hébergement intégré à un futur centre de traitement destiné à personnes aux prises avec la toxicomanie et la maladie mentale.

Immersion en sol béninois

Au GCIUS, comme dans beaucoup d’organisations, les coopérants.es font le choix de faire vie commune lorsqu’ils sont déployés à l’étranger : c’est plus sécurisant, on reste en groupe, dans notre zone de confort. C’est le Canada à la maison, et l’Amérique du Sud, l’Asie ou l’Afrique, partout ailleurs. Mais ce n’est pas le cas chez nous : le Bénin est partout. Nous vivons chacun dans des familles. C’est une immersion culturelle inégalable. Et pourtant, si cette alternative n’est pas très populaire, c’est surtout parce qu’elle est éminemment déstabilisante – brutale même – on perd ses repères. Ce ne sont pas toutes les familles qui possèdent une salle de bain, une douche et un lavabo : des acquis pour nous, un privilège pour elles. Ce n’est pas tout le monde non-plus qui peut sortir le soir, quand il fait nuit, quand il pleut : une contrainte pour nous, une assurance pour elles. Ce sont encore moins tous les participants qui peuvent communiquer aisément avec leur famille, il y a la barrière de la langue, de la tradition. Ce n’est pas tout blanc, ce n’est pas tout noir : la zone grise se trouve dans notre disposition à apprendre des autres.

Restez à l’affût

Pays discret dans le paysage médiatique, le Bénin accueille  tout de même l’un des marchés et l’un des ports les plus importants de l’Afrique de l’Ouest. C’est un pays dynamique, où vivent des gens chaleureux, et où la cordialité et le partage sont au cœur de la vie communautaire.

Entre taxi-motos, sodabi et pâte rouge – chantier, société et culture – nous aurons l’occasion de vous partager notre regard sur notre terre d’accueil au cours des 12 prochaines semaines. Restez à l’affût !

Jeanne Bergeron-Lavoie