Après 2 semaines d’organisation et de préparation a eu lieu le premier coup de pelle ce lundi le 17 septembre. L’équipe du GCIUS a eu la chance de rencontrer la communauté locale avec qui nous avons procédé au travaux de nettoyage du site. De plus nous avons établi le premier contact  avec la cuisinière responsable de nourrir l’ensemble de la main d’oeuvre présente sur le site à chaque jour, c’est-à-dire de 15 à 30 personnes. Toute l’équipe était très fébrile à l’idée de commencer la réalisation du projet et de constater les premiers pas. Après seulement une journée de travail, l’ensemble du site a été nettoyé  des plantes qui empêchaient la construction.

Première journée au chantier

Cette semaine, le groupe a rapidement été  confronté à la dimension temporelle différente de l’Afrique. Étant en plein dans la saison des pluies, lundi a été la seule journée où l’équipe a pu travailler sur le site. Il est très difficile de prévoir le climat et le terrain fut impraticable toute la semaine. Bien sur, notre temps libre a été comblé par la planification du projet. Lydia, Julina, Françcois, Anne-Florence, Jordan et Sintaro, le propriétaire de Tibzaa Farms ont visité la gravière où seront achetés les matériaux pour les bloc hydroformés. Le trajet pour s’y rendre a laissé place à des paysages magnifiques de savanes improbables. Nous avons également profité de ce temps pour aller rencontrer les professeurs et les élèves de la Tamale Technical University et leur faire la présentation de notre projet. Plusieurs étudient dans le domaine de la construction, et ce, à plusieurs niveaux d’étude. Nous croyons très pertinent que ces élèves puissent  être intégré.e.s aux différentes étapes du projet pour mettre en pratique leurs apprentissages. En participant activement au processus de construction, nous multiplions les possibilités d’échange de connaissance.

Route et paysage entre Tamale et la carrière

Au courant de la fin de semaine, Albert, Anne-Florence, Julina, Laurie et Lydia se sont aventurés en terrain inconnu encore plus au nord du Ghana. Ils ont d’abord pris la direction de Sirigu, un très petit village rarement mentionné dans les guides de voyage malgré le fait qu’il soit reconnu pour ses poteries et son artisanat. Une coopérative de 450 femmes y produisent des objets d’arts traditionnels spécifiques à cette région. Les maisons sont magnifiquement peintes avec différents pigments d’argile suivant des motifs représentant, entre autres, la fertilité, la dignité et le mouvement des troupeaux. Le lendemain a été consacré à l’exploration de Paga en visitant  un étang de crocodiles sacrés et un ancien site de rassemblement d’esclaves. Ces deux visites ont suscité beaucoup d’émoi et elles ont permis à tout le monde d’en apprendre davantage sur le passé de ces communautés.

Étang de crocodiles sacrés à Paga

Ici, le bonheur est recherché dans les plus petits détails que la vie a à offrir et réside ailleurs que dans les ressources matérielles accessibles. Les relations humaines sont primordiales et la solidarité est sentie. Les occasions d’introspection sur notre mode de vie sont nombreuses et les situations problématiques sont constamment transformées en opportunitées d’apprentissage.

Constructions peintes avec différents pigments d’argile représentants des motifs traditionnels à Sirigu

Jordan Laroche