L’une des premières constatations qu’on fait en arrivant au Burkina c’est probablement la longueur des journées. Le soleil se lève vers les 6h30 et est couché vers les 17h30. On retrouve une zone transitoire de 2h00 en début de journée et en fin de journée où le soleil n’est pas à sa plus haute intensité. On a donc une période de seulement 6h00 (un peu plus) où le soleil brille de toutes ses forces. Et il brille fort et il fait chaud, je n’ai pas besoin de vous convaincre ! Le problème c’est lorsqu’on doit faire fonctionner une installation électrique qui fonctionne toute la journée sur l’énergie solaire. Dans notre instrumentation hygrothermique pour le suivi des bâtiments, il y a une semaine de test avec la ventilation 24h/24h. Dans ma conception, j’avais conclu que 3 plaques de 50W suffiraient et permettraient de la flexibilité pour une autre installation selon les besoins, après analyse des données d’instrumentation.

Or, après la mise en place du banc de test et la prise de mesure associée, il s’avère que je me suis trompé… Plusieurs raison expliquent cela. Tout d’abord, je planifiais utilisé les petites plaques solaires de nos extracteurs en parallèle avec le reste, mais la tension qu’ils fournissent est simplement trop basse pour recharger les batteries, donc on les oublie, ca fait 30W de plaques solaires en moins. Aussi, dans mes calculs, j’avais envisagé des journées d’ensoleillement de 8h00 à pleine intensité et des plaques solaires d’une bonne efficacité. Ce qu’on retrouve comme équipement électrique est d’assez basse qualités (copie chinoise suspecte). Toutes mes marges de sécurité n’auront donc pas suffit au final. On se repenche sur les planches à dessin et on se questionne de nouveau sur les bases de ce projet connexe !

J’aime beaucoup le travail que je réalise ici, c’est l’ingénierie à la dure : peu d’équipements, peu de moyens mais plein de belles réalisations.

Francis Poisson-Gagnon