Ce weekend nous avons eu la chance de célébrer une fête catholique dans notre village. Le samedi soir, une musique inhabituelle a fait vibrer l’air jusqu’à notre maison. Aveuglés par la noirceur, nous nous sommes fait guider par le son des djembé et des chants, ce qui nous a conduit jusqu’à l’église catholique du village. Beaucoup de gens y étaient rassemblés, petits et grands. Au menu, prières sous formes de danses rythmé, chants et pièces de théâtre évoquant des valeurs chrétiennes (mariage, partage, prière, fidélité). Les rires étaient au rendez-vous. Et comme tout bon Burkinabé accueillant, un villageois nous a invités à venir à la messe de 9h le lendemain matin.

J’ai assisté pour la première fois de ma vie à une messe. Le Frère Didier nous a remerciés devant tout l’auditoire de notre présence. Ce fut réconfortant d’entendre de la bouche d’un Burkinabé mes réelles motivations pour ce stage, soit entraide, partage et humanité. Il nous a ensuite invités à partager un repas en sa compagnie et celles de ses « aides-messe ».

En retournant au village, une piste de danse et un marché s’était formé juste devant notre maison. Beignets, pagnes, dolo (bière de mil) y étaient à vendre. Il y avait un cercle de femme qui dansait autour des hommes qui jouaient du djembé, du balafon et de la caisse. Une vieille dame m’a tout de suite prise par la main pour m’inviter à aller danser dans le cercle. Je vous assure que ce n’est pas facile suivre leur pas de danse. Surtout lorsque tout le monde te regarde et rigole. Pendant ce temps, les gars se gâtaient dans le dolo…

Bref, c’était une belle fin de semaine. Pour la première fois, j’avais vraiment l’impression d’être une Burkinabée.

Valérie Houde