Ney Yébéogo!

Suite à une semaine de formation à Ouagadougou, la capitale du Burkina, nous sommes enfin arrivés à Gomponsom, le village où nous résidons pour les trois prochains mois.

Ici, les gens sont incroyablement accueillants. Tous nous saluent à coups de Ney Yébéogo (le matin), Ney Windga (le midi) ou Ney Zabré (le soir) ! Il faut comprendre que l’importance des salutations est loin d’être la même qu’au Québec. Ne pas saluer quelqu’un en entrant quelque part ou en se promenant dans le village semble être une grosse impolitesse.

Si on prend le temps, les gens sont disposés à discuter pendant un long moment. J’étais très contente de constater qu’ils anticipaient beaucoup notre arrivée et qu’ils sont vraiment contents de nous voir ici. Deux vieux m’ont dit hier qu’il fallait que je reparte d’ici en ayant appri beaucoup (la langue entre autres, mais on verra ce qu’on peut faire en 4 mois!), mais qu’ils voulaient aussi qu’on les aide à améliorer et à stabiliser les récoltes pour ne plus avoir de carence lorsqu’il ne pleut pas assez. Je vais certainement aller les revoir souvent! Je crois qu’on aura beaucoup de plaisir!

En nous attendant, le nettoyage du site de construction a été commencé, la confection des briques aussi. Les gens de la SEMUS travaillent avec nous et ils insistent beaucoup sur le fait que le projet doit être reproductible. Ils doivent avoir toutes les informations et tous les outils pour refaire le projet ailleurs après notre départ. Ça inclut aussi le fait qu’il faut minimiser les dépenses pour que ce soit abordable pour les communautés. Ça tombe bien, c’est ce qu’on vise aussi!

Bilfu (À bientôt)!

Myriam